May 21, 2010

Débat tres intéressant dans un website

Récemment j'ai retrouvée plusieurs références sur mon travail dans des web-sites français. Dans sexactu.com
Maia Mazaurette a publié un post sur mon travail qui a déclenché une série de réponses très intéressantes. Une personne a laissé un commentaire trop alléchant et j'ai voulu répondre.

Le commentaire disait: "Autant je trouve que la série de photos est une critique acerbe des codes pornographiques, autant celle de la page d’accueil n’est pour moi qu’une érotisation du viol qui me met très mal à l’aise."

J' ais écrit: "La série de photos et tout a fais un critique acerbe des codes pornographiques. Je ne l'aurais dit pas mieux.
La photo d'accueil néanmoins ne voulait pas être une erotisation du viol, mais la représentation d'une (et seulement une) fantaisie sexuelle féminine. A travers cette photographie je voulais commencer a parler des fantaisies sexuelles de la femme, dont on n'entend pas parler trop souvent, qu'on ne vois a peine représentées nulle part. La pornographie généralement construite par les hommes, montre des fantaisies notamment masculines et je voulais parler de celles des femmes, et raconter une de mes fantaisies, que je sais je partage avec d'autres femmes (pas toutes, je ne veux pas généraliser).
je savais que la photo aller provoquer des réactions différentes et qu'elle pouvais ressembler une exaltation d' un viol, ce qui est quand même intéressant aussi, mais, j'ai essayer d'inclure des éléments qui indiqueraient d'une façon ou autre, qu' il ne s'agit pas d'un viol mais d'une fantaisie sexuelle: les hommes qui sont beaux et forts, l' expression de la femme, qui n'est pas tellement d' horreur.
Tellement de gens m'ont demander si avoir cette fantaisie veux dire que c'est ce que je désire en réalité et je répète sans fatigue, que la réalité es une chose, en la fantasy une autre, et celle ci n'est qu' une fantaisie parmi d'autres. "

Entre autres réponses on écrit: " Merci, moi j’étais sur la première photo du lien donné par Maïa. Et du coup je comprend bien le côté “éloge du viol”. Et c’est vrai que je trouve ça dérangeant, dans le fond."

Alors je réponds:  "Le fait est que la fantaisie sexuelle est celle d’un viol, donc ca dois se ressembler a un viol évidement puisque c’est ca la fantaisie.
Mais ce que je veux faire avec ceci n’est pas par contre un éloge du viol mais un éloge des fantaisies sexuelles, n’importe leur nature.
Je suis consciente que sans le discours et les autres images, cette image seule peux ressembler juste un viol. En fait, elle est la fiction d’un viol. Avec cet air beau et sensuel qui ressemble un éloge.
Je pense que ca peux aider de comprendre l’ image dans son contexte, avec les autres images, le texte qui accompagne, le fait que je suis un femme, et d’ ailleurs la femme de l’image etc.. Mais je comprends que parce que le sujet est délicat, l’image elle même est difficile et risque d’ envoyer un message diffèrent.
Je prends le risque. Pourquoi?
Parce que cette fantaisie n’est pas seulement mienne, elle est partout dans la littérature dans l’ histoire de l’ érotique.
Parce que je veux légitimer autant la beauté des fantaisies féminines comme nous faire réfléchir sur le fais que rêver quelque chose ne veux pas dire le vouloir en réalité, de telle façon qu’on se permette de rêver sans remords et de dire ce qu’on rêve sans peur que les autres les prennent comme un désir ou pire comme une permission."

Lena reponds: Merci beaucoup Sandra de ces précisions :) Je pense que ce qui a fait que je ne voyais pas du tout le côté fantaisie, c’est que pour moi les hommes de la photo ne sont pas du tout attirant : ils correspondent trop modèle “GI Joe” imposé par la société et que je ne lis pas (visiblement à tord :)) une expression de plaisir sur le visage féminin.
Après, je reconnais que c’est le genre de fantaisies sexuelles qui sont très difficiles à mettre en image, ne serait-ce que parce qu’il est très difficile de figurer qui rêve.

Moi: Merci a toi Léna, c'est tres intéressant de reflechir sur ce sujet. :) et ceci m 'aide dans la construction de nouvelles images.

Oui, tout a fait. Dans le reve on retrouve 2 acteurs, la victime et les violeurs.
Je pensais que ce n' étais qu' une fantaisie qui auraient plus d' habitude les femmes et puis en qualité de victime.
Déjà plusieurs personnes mon avoué d'avoir de fantaisies pareilles mais jouant l 'autre rol. Je pense quand même que les motivation psychologiques sont peut être différentes.

Dans le cas de la "victime" ses motivations peuvent être en relation avec le fait que dans la fantaisie le désir est situé dans les autres, ce n 'est pas toi qui désire, mais les autres qui te désirent, ce sont les autres qui font, toi tu est leur victime qui résiste, tu ne veux pas mais a la fin il arrive...D' une certaine manière c'est une façon de projeter le désir alors que pour n' importe qu'elle raison tu ne veux pas consciemment être l' acteur de tel désir dans ton rêve.

Quelqu'un qui rêve de violer un autre, c'est une histoire complétement différente. Peux être c'est exactement ca qui rend l'image dérangeant.. qu'il n'est pas clair qui rêve et si on ne sais pas qui rêve, le message n'est pas évident. Mais le message n'est jamais evident dans ses images. D'ailleurs normalement les personnages ont une expression en peu stupide et vide, pour ne pas fausser l'interprétation de l' observateur. je veux dire, que les images ne disent ceci est bien, ceci est mal. Elle montrent un scène. quelque chose qui passe. le reste est plu libre.

Mais tu n'as pas tord, le visage de la femme n 'est pas de plaisir. Si on lisait plaisir ce ne serait pas un viol. Si elle avait une expression vide, passive, ceci ne serais non plus une fantaisie. Donc elle ne pouvait ni avoir une expression vide, ni un expression de plaisir. je ne voulais non plus un visage de terreur, ni de peur non plus. parce que se serais un cauchemar.

Son visage devais raconter a la fois un viol et a la fois une fantaisie, elle ne veux pas, mais a la fois c'est elle qui rêve. j'ai trop penser a ca, cette expression, a cheval entre ne pas vouloir, mas ne pas trop résister, c'est celle que j'ai trouvé adéquate.

Donc il semble que l' image peux être interprété des deux façons, dépendant qui te pense l' acteur du rêve. Ceci me suffit complétement.

En relation aux hommes et leur esthétique ils sont tellement Gi- Joe!
Mais elle aussi. Si on regarde la série complète, c'est la première fois qu'il y a du make up et de l' estilisme, la première fois que les hommes son Gi- joe. Tous ceci pour moi étaient les codes de la fantaisie, du rêve. 

Le debat continue:
Anais:
Hola Sandra !
Ton visage est sinistre sur toutes photos, il faut l’admettre, et pour le coup ce type de fantaisie ne m’inspirent pas vraiment ^^ ce qui, je supose, ne compte pas ! En tout cas je reconnais le style espagnol toujours assez avant-gardiste… et on voit plutôt bien le message que tu souhaites faire passer. D’un point de vue artistique c’est pas mal du tout je trouve, même si ce n’est pas mon truc !

Scawe:
Pour les photos, j’aime bien le coté dérangeant, mais aussi le coté décalé de certaines, comme la première.
Je ne sais pas si l’un des but était de faire rire, mais si c’est le cas, c’est au moins atteint avec moi.
J’ai beaucoup aimé la différence entre l’action et les expressions des visages.
Le concept en lui même est intéressant.

Jerome:
Je voudrais d’abord féliciter Sandra pour ses photos, même si elles montrent un problème (par exemple, si c’était un homme qui avait fait cette photo mettant en scène un viol, je pense qu’il risquerait la prison…). Mais c’est aussi l’essence de l’art que de montrer ce genre de problèmes.
Je voulais aussi signaler que la psychologue Nancy Friday a écrit plusieurs livres compilant les fantaisies sexuelles des femmes. Peut-être cela intéressera Sandra?

Wilfred:
Je rebondis (Aïe ?) sur cette phrase de Léna : c’est que pour moi les hommes de la photo ne sont pas du tout attirant : ils correspondent trop modèle “GI Joe” imposé par la société – Il me semble qu’il existe sur le Web de nombreuses représentations où l’on voit des GI Joes et des Barbies(TM / Trade Mark ?) se livrer à des actes sexuels dont certains sont des viols (Et autres actes sexuels que “La Société” juge très limites au niveau moral)… Or, il me semble que personne n’est mal à l’aise face à de telles photos de GI Joes/Barbies… La distanciation opère.
Pour moi, dans le travail de Sandra Torralba (Que j’apprécie beaucoup !), la même distanciation opère. Les photos de Sandra sont des mises en scène. Dans ces photos, les individus (Ou doit-on dire les personnages ?) m’apparaissent comme des “gens de plastique” (Cf. “Plastic People” de Franck Zappa ou “Gente de Plastica” de Pippo Delbono)… Ils sont un “moi pris au piège de la Société de consommation”.
Dans la photo de “viol par 4 militaires”, je ne vois pas un viol… Je vois plutôt un “viol objet”, comme on parle “de femme ou d’homme objet”. Or tout le monde sait (?) qu’une femme ou un homme n’est pas réductible à un objet (Sauf si elle ou il le souhaite dans le cadre d’une fantaisie sexuelle – Mais c’est un autre débat !).
Dans la photo de “viol par 4 militaires”, je ne vois pas un viol, OK… Mais cela ne m’empêche pas de réfléchir à la question du viol. Une réflection “intelligente/éclairée” car cette représentation/la photo de Sandra Torralba ne m’ impose pas de norme morale (Judéo-chrétienne, catholique, macho, politiquement correct et plus).
Bref, j’aime cette photo parce qu’elle m’interroge, me provoque un peu et (Surtout ?) ne me choque pas. Merci Sandra !

Eric:
Wilfried, je ne suis pas tout à fait d’accord…
Je trouve que cette photo (celle du “viol”) est la moins bonne de l’oeuvre de Sandra (par ailleurs excellente et je retiens également “la foto de la maruja con la chica que se masturba al lado”).
Du coup, je me demande pourquoi cette photo est en page d’accueil alors qu’elle est l’anti-thèse du travail de la photographe (de ce que j’en ai compris en tout cas) ?
Je n’ai pas de réponse mais pour moi, clairement, cette photo (sa mise en scène, plutôt) est une forme de “banalisation” voire de “légitimation” d’un acte barbare justement par l’emploi et le détournement “d’objets”…
Ici, (dans cette photo exclusivement) on est, à mon avis, dans un travail “publicitaire” aux limites de la pornographie : Printemps, Dolce Gabanna, quasiment tous les parfumeurs…
J’imagine assez une ligne de jogging “milice serbe” et un slogan :
« Srebrenica, prends ça ! »
Autant j’ai aimé les autre photos, autant celle-ci me fait mal. C’est d’ailleurs en rapport : sans connaissance des autres photos, celle-ci ne m’aurait sûrement pas autant déplu…

Wilfred:
Hum… (@ Eric) Pour moi, le viol fait partie de ces choses que les gens (Enfin, une majorité !) condamnent sans même y réfléchir (On pourrait dire, je pense, la même chose de la pédophilie – Sic ?). Alors qu’il faudrait, je crois, y réfléchir (Pour mieux le condamner ?)… Histoire de faire un mauvais jeu de mots, je pense que la photo de Sandra Torralba fait du viol un “objet” de réflexion.
Bémol > Je pense qu’effectivement, si on prend cette photo hors contexte (Contexte = Le travail de Sandra Torralba / Son site Web), le rapprochement avec le porno chic publicitaire, est possible… Dans le contexte, je crois ce rapprochement impossible.
Une oeuvre, un travail, c’est plus qu’une photo. Une photo, c’est parfois plus qu’une image – C’est aussi un titre, un cartel, un… Non ?
Ensuite oui, ce n’est peut-être pas la meilleure de ses photos (Mais c’est un autre débat ?).

Moi:
Alors ceci est vraiment intéressant. Je pensais plus ou moins la même chose, alors que j’ ai fait la photo du couple, ou la femme porte un sac poubelle dans la tête.
cette image, aussi plus publicitaire (l ‘endroit, la lumière, une certaine beauté esthétique contraire a la tendance moche des autres photos).
La photo du sac poubelle, était pour moi trés cruelle et agressive. Je pensais dedans moi: tu dois détester tellement quelqu’un’ un pour baiser avec lui et le metre un sac dans la tete. je voulais représenter ceci, et l’ image résultante était terrifiante pour moi.
Celle du viol ne m’ inspire pas du mépris ou dégoût parce que pour moi c ‘est une fantaisie érotique, vraie, je veux dire, qui existe, et comme elle existe, je voulais en parler d’ elle. mais je comprends bien le point que vous faites.
estranged sex, est une série expérimentale, pleine d’essais dont la moitié ne fonctionnent pas, précisément parce qu’elle a la limite, et une toute petite déviation, change complétement le discours. Ce que je veux dire est très spécifique, mais pas si facile a mettre en images. Donc des fois j’ai fait des images qui ne voulaient rien dire, ou disaient autrement, ou qui ne funcionnaient pas ou qui simplement fessaient rire mais pas réfléchir..Des fois j’ ai eu des idees qui je pensaient geniales, et n’ aitaient pas autant, ou que je n’ ai pas su les mettre en images… Peux etre que celle ci, celle du viol est une de ses images..
Je répète souvent quand je fais de conférences sur mon travail que l’on ne peux pas être preciosiste avec son travail, si l’ image ne fonctionne pas, elle ne fonctionne pas. J’ étais consciente des risques de cette image, mais je pense que ca vaux toujours la peine de faire les images, tu les fais d’ abord et après tu décide si elles fonctionnent ou pas..
une chose, la raison pour qu’elle soit dans l’ accueil, c’est que je met souvent ma dernière image dans l’accueil. après je la change.


Vraiment je vous trouve généreux avec vos pensées et le temps dédié a commenter mon travail. Je suis émue.
J’ ai bien aimé ce que dis wilfred en relation avec ce que la photo du viol fait, comme les autres d’ ailleurs: c’est proposer une situation qui existe pour réfléchir sur elle. le viol existe.
la fantaisie du viol existe.
Les gens peuvent s’y mettre dans la peux de l’ agresseur, ou dans celle de la victime et les motifs psychologiques seront différents, mais la fantaisie elle reste. elle est. et parce qu’ elle est, je voulais en parler d’elle. pas tellement du viol per se, personnellement je voulais adresser la fantaisie, ceci reste clair je pense.
et je pense que ce vraie que l’on condamne sans y réfléchir. c’est pour ca que je dis sur mon travail que c’est un exercice de pensée et de défi de ses limitations, des stéréotypes, de la morale, même et précisément de la mienne, pas seulement celle des autres. beaucoup d’images on été an défi pour moi, c’est pas toujours tellement facile de les faire, j’ ai mes hontes, mes tabous, mes préconceptions, et j’ai peur, et parce que j’ ai peur et que je crains, et que j’ai honte, je vois la nécessité de faire ce que je fais, de telle façon qu’après avoir confronté la peur (par exemple la peur d’avoir une fantaisie qui est moralement ou socialement mauvaise) je peux décider avec liberté ce que j’en pense. je pense qu’elle n’est pas mauvaise, par exemple, et qu’on devrais être plus a l’aise avec nos fantaisies, si bien réfléchir peux être pourquoi est ce qu’on les a.
s’interroger et interroger les autres.
Cette image n’ est peux être pas la meilleure, elle est différente de certaines autres, elle est peux être plus porno chic, peux être non, j’ accepte, c;est vrai. en plus, le visage est diffèrent, alors que toujours il y a des gens dans une action mais détachés de la même, dans celle ci il y a pas d’humour, il y a pas de détachement, elle n’est pas estranged.
mais l’idée elle même était différente, je ne voulais rien d’autre que de représenter une fantaisie sexuelle, donc bandante comme on a dis, érotique, belle, violente peux être, fantaisie point. Pour commencer un débat sur la même, pour qu’on commence a parler de ce que nous avons des fois dan la tête, de la différence d’un rêve et de la réalité, mais du fais qu’on rêvé.
PS. je connais le travail de Nancy Friday (merci) qui d’ailleurs a écrit des livres sur la sexualité des hommes et leur fantaisies sexuelles que j’ai trouvés profondément instructifs mais aussi un défi absolut de mon identité en temps que femme XD et mes émotions par rapport a ce que je lisais! Un belle expérience qui m’a permis une plus riche compréhension.

May 16, 2010

Interview for Polish press, May 2010


Sandra is deconstructing the world

Interview for Polish press, May 2010- By Agata Chabierska.
Thanks for the opportunity! This is one interview I have truly enjoyed!!

Agata Chabierska: You write that you want to deconstruct pornography. Does it mean you oppose it or rather draw inspiration from it?

Sandra Torralba: I would say both - I oppose it to some extent but it also inspires me. However, what I mean by deconstructing pornography, or deconstructing any social construction, has more to do with analyzing its content, form, messages, symbols, roots and elements and separating the whole into smaller pieces of meaning. Once a construction is de-constructed it is easier to understand it and see where it went wrong. Eventually, you can, from the same pieces, construct new reality, perhaps an alternative to porn, to sexuality, to sex, as we know it. Not necessarily a better one, although that is the intention, but at least a different.
Deconstruction is the first step to understanding and challenging established conceptions that we might want to oppose.

A.Ch: Your pictures are bold, shouting and provocative. Do you want to stir people’s emotions or is it the only way to smuggle powerful content behind every shot?

S.T: It’s true that I like to provoke and challenge the viewer and there is some amusement in defying boundaries and doing things that people don’t do, but I don’t consider it to be my main motivation. What I really want to talk about is profoundly humane - something we hide because it’s shameful, fragile, weak or animal. I want to raise questions about what we have come to accept as normal and what we have disavowed. So if my pictures are bold and provocative, it is given by the nature of their content. I don’t consider such form to be necessary but altogether I would not want to convey my messages in any other way.

A.Ch: Media have been lately full of stories about one famous photographer that was sexually abusing his models. Some said it is quite normal with this kind of art. I have seen your auto-portrait where you are surrounded by naked penises and as a woman I felt I have to ask: do you find yourself somehow sexually excited by your work? Does it reflect your sexuality in any way?

S.T: Shooting those scenes is the most anti-sexual thing I have experienced so far. It is mostly funny; there is anxiety, embarrassment, laughter. During sessions we all concentrate on our performance, facial expressions, getting the perfect composition and body posture, so there is nothing related to sex, except that the final outcome looks like it was. I never shoot alone, there are always men and women around and there is no real intimacy or space for sexual feelings. I have never found myself aroused and I have not experienced any of my models aroused by it either. What we do is staged, fake, acting, it is not real.
On the other hand, it is true that my work is very personal but it is not autobiographic. I am talking about my vision of sexuality, not my sexual preferences or sexual life. I see it more as sharing thoughts and raising questions.

A.Ch: So what about those penises?
S.T: The picture you are talking about is connected with things I had seen in porn and our lives in this phallocentric world. In porn, I had discovered bukkake and gokkun and I was confused, horrified and shocked. It came clearly to me that it steamed from a humiliating practice and I could not stop myself from profoundly disliking it. But I always tend to challenge myself into understanding the origins of my displeasure. I explore it, think about it, face it, and once the understanding is complete, free from fear, then I can decide if I still dislike it or not. In the end of the day, of course no one cares about my sexual preferences, it isn’t the point - the point is to portray a reality that is out there. So I portrayed a similar scene to a bukkake, from a woman’s point of view, where you can sense some claustrophobia, some anguish, some puzzlement and taking this as a start point, I want to get people to think and feel about this.

A.Ch: Does modeling on your own helps?

S.T: I impersonate my characters to avoid abusing anybody just for my own thoughts and ideas, for the sake of congruence. I think it would be coward to use a model in my images when I model myself and projecting into other’s would not help me grow as a person. Showing our own weaknesses, complexes, vulnerabilities is a way to reach others. If you disown your emotions, place them in the others, thus protecting yourself from them, then you cannot expect people to be reached by them.

A.Ch: How do you feel naked in front of camera? Is it all natural or a bit narcissistic, exhibitionist maybe? There are many women who would never undress for photos because of self-criticism and complexes. You don’t have any?

S.T: The funny thing about this question is that I have not been once naked in front of the camera with people other than my boyfriend. There is not one shot in the Estranged Sex series where I am completely naked and actually in most, I am dressed, it’s the others that strip! I feel very uncomfortable naked, and it amuses me that I can get away with not stripping and yet that there is a sense that I do.
I can undress to my knickers, but I won’t go beyond that. If there comes a shot where my full nudity is required, I will see what I do. I hope my complexes and fears won’t get in the way!

A.Ch: And what about self-portraits?

S.T: Well, another thing is photographing myself naked on my own. It’s live nudity that embarrasses me but differed one, this is shooting myself naked and then showing the picture, I don’t mind. In a picture I become an object. It is not me anymore but a character from my world and its nudity isn't mine.
To me nudity is a tool, not a goal. I don’t enjoy it, but it is necessary in various shots.
And, of course, I do have complexes, so many it pains me that I am just nearly as insecure as I was as a teenager! I wish we all were less ashamed of our bodies, really, for that they are the only thing we have, we are.


A.Ch: You often touch the subject of woman image - with artificial breasts and vagina, pumping her boobs to make them bigger, trying to be a rock-star. Are you laughing or crying over female chase after some pimped up sex bomb?

S.T: I often touch the subject of people's insecurities related to their own bodies. The pumps or the artificial woman bits represent the pain of feeling imperfect and inadequate. It is sad it is this way but it’s the reality. We feel wrong.
In my pictures I am depicting my own complexes, facing them to see where it takes me. The suction pumps are particularly interesting because one initially might want bigger assets to seduce the “other” and eventually have sex, of course. But these people with their pumps won’t have time for sex, as they are supposed to use these devices 15 hours per day! There is very little time left for anything and it’s very confusing how far we are ready to go because of feeling imperfect.

A.Ch: Would you ever undergo breast enhancement?

S.T: If I ever have breast surgery, I will try to record it all, so as to make it count for something. For me, it will be giving up the fight, but even then, I could still carry on reflecting about what this world does to us, what we do to ourselves. Now, this craziness amuses me too - I love the fact that I, and we, can be so pathetic and vulnerable. Its endearing and I tend to laugh at myself for that.
I seek my weaknesses and complexes and exploit them, use them to make me laugh, to make the others laugh, not out of cruelty but to raise issues that concern me. Summing up, I am not laughing at female chase for perfection, I am try to position myself as a woman that is chasing the same but also a woman that tries to defy it by all possible means.

A.Ch: And what about masculinity in your eyes? There are naked men in the bathroom with measuring tapes in their hands… Are they all one big laugh?

S.T: No, not at all. Like with other pictures, I wanted to express my pity, not in a pathetic way. Empathy, sorrow, understanding, love and pity. Sadness that men should feel just as wrong as we do.
Now, one thing that is important to me too, is to address all these issues with humour, the background ideas are heavily embedded in my understanding of the human beings and their emotional sufferings, but I don't want to make a drama of it all. That does not mean I am not taking these issues seriously, I do, but I also think we can all be ridiculous in our sufferings.

A.Ch: I really enjoyed reading introduction to your “Estranged Sex” project. You seem to be fascinated by human nature and all its natural exhibitions. Yet, aren’t you scared anyhow of the animals inside us?

I am not scared of the animal inside us more than I am of the socialized entity inside our mind. I do fear myself, my feelings and thoughts, and I do fear other human beings. If we talk seriously, there is much to fear. I worked for 5 years within severe mental health units and most of my clients had endured horrors I wouldn't have ever imagined. It made me loose faith in human beings. But then human beings are capable of wonders too, which is very moving.
The animal inside us, on the other hand, is clearer and more predictable and I am trying to rescue it, to help me live a fuller and more natural existence. I observe my cats and I see they are hunters, they kill birds and bring them home to me as a present. I am horrified. But we all know what cats are.
In terms of sex, I do think sexual instincts are on their origins quite healthy and clear. Now, I feel all this socialization we have to go through, makes life way more complex, with all this constructions upon nature that distort it all.

A.Ch: So is pervert always right cause it’s natural?

S.T: No, perversion exists and that is a fact. But that does not make it natural and right. Perversion is perversion and legitimizing it on the grounds of nature or nurture, is just a legitimization. The moral judgment about its rightness is up to us. We are all pervert to a certain degree and we all have to draw a line, a sensible one: something that does not hurt in anyway anybody seems alright to me.

A.Ch: What can we expect from Sandra this year? Some new topics you want to address?

I work on various projects at the same time and Estranged Sex is going to continue. I am planning 5 new images and a video to be done within the next months. They are going to be funny! I am actually really looking forward to doing them. One picture will present S&M scene, another is going to address bisexuality and in the video I am going to be hurt and hit by humongous breasts! And, well, you will see!

May 15, 2010

ONLINE INTERVIEWS


EROGRAPHIC.COM
Interview for Erographic.com
7 Questions a interview with Sandra Torralba

Erographic: When did you become interested in photography?

Sandra Torralba: I had my first photographic camera aged 7 I believe and I have loved photography ever since. As a child I used to "direct" photographic movies with bests friends featuring frequently a killer murdering people. The story was basic and so were the pictures, but I remember it being the best game ever. Then throughout my life I have been connecting and disconnecting with photography. When I was 21 I went to Egypt and shot 19 films. I spent all my money in the films and then in having the prints develop to my great sadness, for that they had all been fogged in customs. Around that same time I did a kind of big photographic project with people in mental health hospitals and it was all good until someone complained (rightly i guess) about anonimity and vulnerability of the inpatients and so I had to gave all my work and negatives. Then one day my camera broke and in the end I stopped taking pictures, at least in a creative way. I was always the one that would take the pictures during trips or nights out, but I did not dare to go artistically, I wasn't an artist!

Also I was for many years very absorbed with my profession (counselling, psychology and social work), so that is where i invested all my energies. Nonetheless after the years, I begun to ask for a digital reflex. My father gifted it to me for my 27th birthday I think, and i had no excuse. I was then finishing my Msc in therapeutic counselling dissertation and I ended resenting every minute it took me away from taking pictures. I finished in september 2007 and just then we decided to leave England to come back home and I decided to quit my profession. I gave my clients and employer 4 months and then left it all to start a Masters in photography in Spain. I have not stopped taking pictures since.

Erographic: Do you have your own studio or are you working on location?

Sandra Torralba: I cant afford to rent a studio, so when looking for a flat, one of the main conditions is that it should have a big enough room that I can use as a studio. Our flat is indeed organized based on my boyfriend's and my activities, so it´s filled with computers, bikes, cats and photography stuff. Our lounge has few furniture elements that can be easily moved around to create a modest but useful photography studio that I frequently use. But I would say that most of the time I work on location, studio inst for all kinds of photography, and for most of what I do, I like to change scenarios and settings, be outside, be somewhere real that exists.

Erographic: Do you have assistance or are you working alone?

Sandra Torralba: Mostly I work alone, without any assistance, sometimes I have asked someone to press the shutter when I was unable for some reason. You can check this video Rock Star: the making of to get an idea of how I used to do things.
But lately I have been organizing shots that include a lot more characters and preparations, where I am physically unable to shoot with remote trigger or simply I need someone to be looking and shooting for me at the right moment. I realised it was a handicap not to rely on people, not to ask for help, it was limitating my possibilities, so I made the effort and I am all impressed with people´s kindness and support. I have started to use other professionals and photography assistants.

Erographic: Was it easy to find models when you started photographing nudes?

Sandra Torralba: I used myself most of the time initially, so that was easy. Maybe it was not easy to find models, but I was not looking for them either, for that I had myself to explore with. Then, when I decided I wanted to portray others, naked or not (for me nakedness is quite accessory, not a goal per se, but just a tool) I don't recall it been hard overall. Generally speaking people are very excited about it. Nowdays finding women that would pose naked for me is extremely easy, I would say. Finding men, is more a pain in the ass...Finding various man that would pose naked is a nightmare!

Erographic: What do you prefer: digital or analog?

Sandra Torralba:Digital! I know it sounds wrong, but I like the fact that I can see what I am shooting straight away and I cant resist the angst that the shot might have come wrong or something would go wrong with the film.

Erographic: Do you have other artist(s) who you admire and inspire you?

Sandra Torralba: I have many!!!!! Gosh an endless list. Let me give you few names, Nathaly Daoust, Joel Peter Witking, Erwin Olaf, Loretta Lux, Marcos Lopez, Steven Klein, Camilla Amrbrust, Terry Richardson..In different periods or even days you find yourself inspired by different artists or things,and not only photography, but movies, books, paintings, musics, ideas...

Erographic: What is number one on your wishlist?

Sandra Torralba: I would like to live a happy life, like everybody else. As a mini wish related to photography I would love to be given one of the various grants I apply for to support my projects. I would like to be able to pay people that work for free with me. People blindly gift me their time, knowledge and affection so that I can do what I do best but it shames me that I cant reward them. Also I want a ring flash and immortality but neither are going to happen any time soon XD

May 14, 2010

MADRIDFOTO 2010- STAND CON MY NAME´S LOLITA ART

El miercoles se inauguró Madridfoto en el Palacio de los Deportes.

Inicialmente iba a exponer 2 fotos, pero luego por cuestiones de espacio en el stand, decidieron exponer tan solo una. Me dió la pena del siglo, pero como bien recomienda mi amigo Ciuco Gutierrez: que las penas y las alegrias, te duren una noche, no más. De esta manera uno evita volverse loco con los vaivenes de la vida.
No obstante, el viernes, como me estaban haciendo una entrevista sacamos la segunda foto que estaba guardada en el almacén, y ahi se quedó ya todo el día, en el suelo bajo la otra foto, provocando reacciones muy divertidas en el publico.

Este año los medios se han hecho un eco moderado del asunto, pero ahi va mi aparición estelar en el ADN.

May 11, 2010

ESTRANGED SEX: THE FANTASY

HELL YES WE DID IT!!

ESTRANGED SEX XVII: THE FANTASY

Despues de casi un mes de preparativos, localizando, negociando, encontrando los uniformes y atrezzo, encontrando a los chicos, el equipo tecnico y humano necesario, me emociona que la foto no solo salió adelante, sino que el resultado me parece increible!
En un futuro habrá un video docu-making con el como se hizo la imagen, que creo será chulisimo de ver, pero mientras tanto y ya colgada la imagen final, os dejo con las imagenes del making!

Quiero además agradecer, agradecer, y agradecer, ya que esta foto solo ha sido posible gracias a un montón de gente!!!
GRACIAS!!!!

- A OSCAR: porque es el ayudante mas multitarea habido y por haber. Aupa Cadiz!

- A LOS MILITARES: JOSE CASTRO (a la derecha), FERNANDO SERRANO (a su lado), AGUSTIN DE ANDRÉS (a la izquierda) y KARIM AIT M'HAND (el de brazos cruzados). A estos chicos quiero agradecerles, que aguantaron estoicos mis 51kg, que con el paso del tiempo pesaban como 102kg por lo menos y a Karim que se pasó la sesión fumando hasta que acabó vomitando. Pobre! Eso son modelos, y lo demás tonterias!


- A DESGUACES EL CHOQUE que nos han cedido el espacio y el tiempo, con total gentileza. Es un spot total, chicos a quedarse con la referencia!


- A ESPADAYSANTACRUZ porque me han cedido su generador, que es el hijo que Juan desea y aun no tiene además de sus bombillas en amenaza de extinción con respectivos cables y demás complejidades de electricista. Y es que Juan y Miguel, de complejidades saben mas que Chuck Norris.

- A SANDRA RODRIGUEZ DIAZ porque me buscó a 3 militares sin igual, porque condujo todo eso que yo por miedo me niego a conducir, y por las fotos del making que tan diligentemente hizo!

- A KLEY KAFE porque es el make up artist mas guay que conozco y nadie pone aceite tan bien como él.


- A MARTIN VELASCO porque se vino a rodar un docu-making que seguro que es la hostia.

- A ANGEL LAYOS por sus pasiones belicas sin las cuales no hubiese podido contar con todo el atrezzo militar que ha hecho esta foto posible.
- A ALBA DIAZ NAVARRO que me conseguió un vestido y unos zapatos de puta madre
- A SERGIO LAYOS que me prestó la 5D mark II y flashes con pocket wizard. Ahí queda!
- A JOSE porque se vino porque si, y punto!

A TODOS, PARA LO QUE QUERAÍS: CONTAD CONMIGO! OS DEBO UNA!

Y A SABER: ESTRANGED SEX XVIII: SADO SE HACE EN 15 DIAS! QUIEN VIENE CONMIGO?

May 4, 2010

MADRIDFOTO Y YO


La semana que viene participaré en la segunda edición de MADRDIFOTO.

My Name's Lolita Art (mi galeria) y yo, no nos cortamos este año y vamos a lo loco con Estranged Sex, a ver qué pasa!!



El cartel reza: MadridFoto, única feria especializada en soporte fotográfico y audiovisual de nuestro país, tendrá lugar en el Palacio de Deportes de la Comunidad de Madrid entre los días 12 y 16 de mayo y contará con sesenta expositores dirigidos al nuevo coleccionismo de fotografía.

En esta nueva edición, MADRIDFOTO contará con el apoyo de instituciones, galerías internacionales, editoriales, corporaciones y artistas de todo el mundo.

MADRIDFOTO ofrecerá también en 2010 un programa de actividades destinadas a favorecer el diálogo entre visitantes y artistas, y repetir así el éxito de público conseguido en 2009 (con más de 12.000 visitantes).
 
Olé no?

Yo estaré por ahi al menos los primeros días y también alguno del fin de semana, así que si venís, decidme algo!



¿Cuando?
Dia 12 Solo Profesionales, Prensa y Vip´s
Dia  13, 14, 15, 16  Publico General

Horarios:
Dia 12 de las 14  a las 21 pm, solo profesionales
Dia 13 de 12 a 15 pm, solo profesionales
Dia 13 de 15 a 21 pm, público general
Dias 14 y 15 de 12 a 21 pm, público general
Dia 16  de 11 a 20 pm, público general

Precio Entradas:
Publico General, 15 Euros en Taquilla
Venta Anticipada, 13 Euros
Estudiantes y mayores de 65 años, 11 Euros
Abono 2 días, 25 Euros

¿Donde?
Palacio de los Deportes de la Comunidad de Madrid (www.palaciodedeportes.com)
Avenida Felipe II S/N
28009 Madrid
Metro: Goya / O’Donnell / Príncipe de Vergara
teléfono de contacto: +34 91 444 99 49

May 1, 2010

NECESITO 7 HOMBRES FUERTES Y DE BUEN VER PARA LA PROXIMA IMAGEN DE ESTRANGED SEX

Estoy preparando la nueva imagen para la serie "Estranged Sex" y necesito unos 7 hombres fuertes y de buen ver que finjiran ser los militares de una de las fantasías eróticas de las mujeres.

Hay una imagen de referencia de una foto de Steven Meisel, es de moda, y lo que vamos a hacer no es moda, pero se ve el feeling y la estetica de lo que quiero hacer.


Os cuento, querria hacerla el LUNES 10 DE MAYO (no se si cambiaré la fecha, pero en principio no quiero postponerla mucho mas)

Dirección:
"El choque"
 Polígono Industrial AIMAYR
Ctra. Pinto a San Martín de la Vega, Km.5
C/ el Oro. nº 6 y C/ el Plomo nº 1
28330 SAN MARTÍN DE LA VEGA (Madrid)

El choque es un desguace super grande que me cede un furgón militar para la imagen, tienen de todo, asi que quedaros la web en la agenda para futuras referencias.

Segun de donde venga la gente, vería como organizar transporte. Desde luego hay que ir en coche.
La foto retrata una fantasía sexual femenina: la de que te "abuse" un grupo de militares (guapos y fuertes, pues una no fantasea que la "violen" gente desagradable). Necesito una escena a caballo entre lo staged y la acción, es decir debe haber cierto movimiento. En relación a los desnudos, algún militar si que estará desnudo a lo mejor, pero la idea, es que se vea como unos se van desnudando, que a algunos se les vea el culo, otros no, otros solo el torso, alguno totalmente vestido, alguno vigilando, alguno a su bola, algunos se estén quitando la camiseta, alguno ya esta listo, es posible que yo este en el suelo, vestido subido y finja con varios de los militares que ya estamos en el tema. Pero la foto no va de que se vean todo pollas, la meta de la foto es una escena de sexo entre muchos militares y una mujer, en la que se vea que ellos usan la fuerza, pero es erotica no mal rollo.

Os mando una imagen de referencia tambien, en la que unos polis se ponen brutotes con una pivita..ese es tambien un poco el rollo.


En relacion a la fantasia, la gente se asusta al ver violación, pero debemos recordar que es una fantasia, y por tanto no es una violacion, tampoco es una orgia, porque la mujer que fantasea si que imagina que es una violación por varios y diferentes motivos psicologicos. Lo primero es porque se desplaza el centro del deseo, a ti te estan violando, tu no estas deseando nada, asi por ejemplo no te sientes infiel en tus fantasias, o si hay alguna dificultad en relacion al sexo, o porque te pone en el sueño un poco de sexo rough...

La escena se desarrolla dentro de un furgón militar, quería un helicóptero pero no puede ser, así que furgón militar.

Un amigo tiene 7 uniformes militares de softball asi que llevarán todos el mismo uniforme, lo que si necesito es la mitica camiseta blanca de tirantes, de esas cutres, y gallumbos de los de viejo, a saber, blancos y slip..Botas militares.


Y necesito hombres voluntarios fuertes y de mas o menos buen ver. Ya tengo algunos, no necesito tantos, venga chicos!

A saber que estas fotos se estan exponiendo en Madridfoto, Photoespaña y demás ferias y que en Octubre pasaran a formar parte de mi primer exhibicion individual!

escribidme a sandratorralba@gmail.com